Qu’est-ce que le survivalisme ?

feuLes survivalistes sont des hommes et des femmes qui se préparent au pire : réchauffement climatique, terrorisme, crise économique, faillite des banques, grève généralisée, hausse des coûts du pétrole, panne générale de courant… Ils sont certains qu’une catastrophe va se produire, et ils préparent leur survie pendant la période de crise.

Pour comprendre le développement de ce mouvement social, bricolo-blogger.com a décidé de rédiger cet article. Qu’est-ce que le survivalisme et quels sont les différents types de survivalistes ?

L’origine du survivalisme

Le mouvement est né aux États-Unis dans les années 1960 pendant la Guerre Froide. Pendant cette décennie, la pensée survivaliste était surtout portée par l’extrême droite Américaine face aux menaces nucléaires brandies par l’Union Soviétique.

Pendant les années 1970 et les années 1980, le survivalisme n’était plus centré sur la peur d’une guerre nucléaire, mais sur la peur d’une crise économique.

Depuis les attendants de 2001 et la crise financière de 2008, le mouvement s’est accentué, notamment en France.

Les différents types de survivalistes

Il y a trois types de survivalistes : (1) ceux qui se préparent à fuir, (2) ce qui apprennent à vivre en autonomie alimentaire et (2) ceux qui construisent un bunker.

1 – Ceux qui se préparent à la fuite

Les survivalistes qui s’entraînent à évacuer leur habitat en cas de crise préparent un sac de randonnée (= “bag out bag” en anglais) qui permet de se nourrir, de dormir et de se déplacer pendant 2-3 jours.

C’est difficile de savoir s’il s’agit d’une mesure de prévoyance ou bien de paranoïa puisque le gouvernement recommande sur son site internet de réaliser un kit d’urgence du même genre : www.gouvernement.fr/risques/preparer-son-kit-d-urgence

2 – Ceux qui visent l’autosuffisance alimentaire

La deuxième catégorie de survivalistes appartient aux adeptes des BAD, ce qui signifie Bases Autonomes Durables. Ce sont des systèmes de culture qui permettent une autonomie totale en alimentation.

Voici quelques exemples de techniques de culture et d’élevage utilisées :

  • L’élevage de poules pour les oeufs.
  • La permaculture (= systèmes qui s’inspirent de l’écologie et qui prônent la biodiversité).
  • L’aquaponie qui permet de cultiver n’importe quand (contrairement à la permaculture)
  • Le stockage et le filtrage des eaux de pluie.

Zoom sur l’aquaponie

L’aquaponie est une technique de culture qui permet de faire fonctionner à la fois des poissons, des bactéries et des plantes en symbiose. Les déjections des poissons servent d’engrais aux végétaux. Les végétaux filtrent l’eau, puis elle est renvoyée dans les bassins des poissons.

C’est un système à boucle fermée, car il’ n’y a qu’un seul entrant, c’est-à-dire la nourriture des poissons. L’électricité des bassins peut être fournie par des panneaux solaires.

3 – Ceux qui créent un bunker

La troisième catégorie correspond à celles et ceux qui construisent un bunker chez eux. Leur objectif est de se protéger contre les risques NBC, c’est-à-dire Nucléaires, Bactériologiques et Chimiques.

Le bunker est un sous-sol blindé avec coffre-fort et un système d’aération qui permet de fermer hermétiquement la pièce si jamais l’air à l’extérieur devient dangereux pour la santé.

Le survivalisme dans la culture

Il existe des stages de survivalisme. Les participants apprennent en groupe à survivre en pleine nature en cas de catastrophe. Les élèves apprennent à pratiquer les premiers secours, à lire une carte, à faire un feu, à cueillir, à chasser/pêcher et à survivre en forêt.

Depuis 2018 il existe même un Salon du Survivalisme à Paris, qui s’appelle la Survival Expo.

Le survivalisme fait également l’objet de romans, comme par exemple Blackout de Marc Esberg, ou encore de nombreuses séries telles que Walking Dead, The 100, Jericho et Black Mirror.




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