Quand on enduit un mur en parpaing, le dosage fait toute la différence. Un mauvais équilibre entre ciment, chaux et sable peut entraîner fissures, décollements ou un rendu irrégulier. Avec la bonne méthode, on obtient un enduit solide, respirant et agréable à appliquer. Je vous explique comment je procède sur chantier pour éviter les erreurs classiques.
Pourquoi le dosage de l’enduit est déterminant sur un mur en parpaing
Le parpaing est un support très courant, mais aussi exigeant en matière d’enduisage. Sa forte porosité absorbe rapidement l’eau et met l’enduit à rude épreuve pendant le séchage.
Un enduit trop riche en ciment devient très dur. Il accroche bien au départ, mais il travaille mal dans le temps et finit souvent par fissurer. À l’inverse, un enduit trop chargé en chaux manque de résistance mécanique sur un support aussi rigide.
C’est pour cette raison que je privilégie toujours un mélange ciment chaux bien dosé, capable d’assurer à la fois accroche, souplesse et durabilité. Pour ceux qui veulent aller plus loin dans les proportions exactes et les variantes possibles selon le support, je m’appuie souvent sur ce guide détaillé consacré au dosage enduit ciment chaux parpaing.
Le bon dosage d’un enduit ciment chaux sur parpaing
Sur le terrain, je reste volontairement sur une recette simple et éprouvée. Un dosage clair permet d’obtenir un résultat régulier sur toute la surface, sans surprise au séchage.
Je recommande la base suivante pour un corps d’enduit classique :
1 volume de ciment
1 volume de chaux hydraulique NHL 3,5
5 volumes de sable 0/4 propre
L’eau s’ajoute progressivement jusqu’à obtenir une pâte homogène. L’enduit doit tenir sur la truelle sans couler, tout en restant assez souple pour être projeté ou serré facilement.
Avec ce dosage, on obtient une épaisseur confortable de 10 à 15 mm, idéale pour rattraper les défauts du parpaing tout en conservant une bonne résistance.
Conseil de pro
Sur un mur en parpaing très sec ou exposé au soleil, j’humidifie toujours le support la veille et juste avant l’application. Un mur trop sec pompe l’eau de l’enduit et provoque fissures et farinage prématuré.
Adapter le dosage selon les différentes couches d’enduit
Un enduit sur parpaing se réalise rarement en une seule passe. Chaque couche a un rôle précis et mérite un dosage adapté.
La première couche, le gobetis, sert uniquement à créer l’accroche. Elle est plus liquide et plus riche en ciment. Je pars en général sur 1 volume de ciment pour 3 volumes de sable, sans chaux ou avec une proportion très faible. Cette couche reste volontairement rugueuse.
Le corps d’enduit reçoit ensuite le dosage ciment chaux équilibré. C’est lui qui assure la planéité, la solidité et la longévité de l’ensemble.
Si une finition est prévue, elle se travaille avec un mélange plus fin, souvent plus riche en chaux, afin d’obtenir un rendu plus serré et esthétique.
Les erreurs que je vois le plus souvent sur les chantiers
La plus fréquente consiste à augmenter la quantité de ciment pour aller plus vite. Le mur paraît solide au départ, mais il vieillit mal, surtout en extérieur.
Autre erreur classique, appliquer l’enduit sur un support sec ou poussiéreux. L’adhérence est alors insuffisante et l’enduit peut sonner creux après quelques mois.
Je rencontre aussi des dosages faits au hasard, sans mesure. Travailler au seau reste la meilleure solution pour garder une régularité, surtout sur de grandes surfaces.
Enfin, vouloir tirer trop fin en une seule passe conduit souvent à des manques d’épaisseur et des reprises visibles.
Enduit ciment chaux en intérieur et en extérieur
Le principe de dosage reste le même, mais les conditions de séchage changent beaucoup.
En intérieur, le séchage est plus lent. Je peux donc intégrer un peu plus de chaux pour améliorer le confort d’application et limiter les tensions.
En extérieur, le mur subit pluie, gel et variations de température. Je reste sur un dosage équilibré et je protège toujours l’enduit frais du vent et du soleil pendant les premiers jours.
Dans tous les cas, plusieurs passes fines donnent de bien meilleurs résultats qu’une couche épaisse appliquée trop rapidement.




Arnaud |
12 janvier 2026 |
